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jeudi 22 août 2019

Les premières démarches


Les deux jours qui ont suivis ont été essentiellement consacrés à notre emménagement et aux démarches administratives.

Le bateau acheminant notre container est arrivé le 5 aout, nous avons reçu le mail nous demandant de dédouaner notre chargement sous 48 h le 6, cela devait être notre priorité.

Après un petit déjeuner de dingue pris à l’hôtel, nous nous sommes dirigés vers le lieu de dédouanement situé au 400 place de Youville à Montréal. C’est en plein sur le port de Québec mais j’y reviendrais plus tard.

Il faut savoir qu’entre Québec et Montréal il y a un petit 245 kms. Ce qui peut sembler peu, sauf qu’au Québec, l’autoroute est limitée à 100 km/h, 70 km/h dans les travaux. Vu le prix des amendes, tu ne dépasses pas la vitesse autorisée où seulement de 10 %.
Et à ce moment précis, tu comprends pourquoi le confort de ton véhicule doit passer avant la motorisation et le style. Vous voyez une autoroute Belge, c’est à quelques détails près l’état des routes ici. Forcément, il y a des excuses, la neige et le sel appliqués 4 mois dans l’année à forte doses dégradent tout.
Donc pour revenir à nos 245 kms, ça prend 3 heures.

Une fois arrivé à Montréal, il faut se garer et tu découvres la joie de l’interprétation des panneaux de stationnement.


Nous avons finalement demandé à deux jeunes filles de la ville qui était affairée à désherber des massifs, qui nous ont avoués ne rien y comprendre non plus et nous ont indiqué un parking plus loin sur le port.

Parking classique à la tarification, ma foi, assez simple 25$, quelles que soient la durée, la journée et l’heure.

Nous nous sommes rendus à deux rues de là au bâtiment des douanes.

Petit détour par la boutique UPS, judicieusement située en face, afin d’imprimer le document de la SAQ prouvant que les taxes sur l’alcool étaient réglées (tu ne peux régler ces taxes qu’avec ton numéro de bateau, de container et ton numéro de visa, tu dois donc le faire une fois débarqué de l’avion mais tu n’as pas d’imprimante) et nous sommes rentrés à l’intérieur des douanes. Et nous nous sommes retrouvés dans la banque des Gringotts (cf. Harry Potter pour la référence).

Nous avons donné notre formulaire, répondu à quelques questions et sommes ressortit 20 mn plus tard avec le tampon des douanes. Nous avons contacté notre agence de déménagement, leur avons transmis le document et voilà.

Petit aparté pour les futurs expatriés ou touristes avant de partir, cherchez un forfait chez un opérateur français qui inclut les données internet au Canada et les appels. Nos forfaits à 0,99 euros n’ont pas supportés le passage d’océan, le forfait Luxembourgeois s'est bloqué très vite à cause du roaming, en revanche mon forfait incluant Canada, pris spécialement, fonctionne très bien.
Très utile pour Waze, transmettre des éléments scannés au différents interlocuteur, récupérer les documents précieusement stockés dans le Cloud (ou dans une caisse en France), envoyer des nouvelles et rassurer la famille.
Je sais qu’il ne durera que deux mois et qu’ensuite je devrais prendre un forfait canadien mais en attendant, j’ai des données, que je partage très gentiment avec les membres de ma famille.

Une fois cette formalité accomplie, il nous restait à manger et à rentrer pour récupérer les clés de notre nouveau chez nous.

Retour à Québec, trois heures de route dans l’autre sens.

Nous sommes arrivés au bureau de la société qui nous loue l’appartement, la chargée de clientèle nous a accueillis, nous a souhaité la bienvenue au Québec et nous a donné les clefs de l’appartement, le numéro à joindre en cas de problème urgent (fuite ou autre).
Nous avons expliquer que le rendez vous pour finaliser l’ouverture des comptes aurait lieu le lundi suivant et que ne nous pouvions lui remettre de chèques ou de spécimen chèque (le nom canadien du RIB). 
Pas de soucis pour elle. Le bail avait déjà été signé et envoyé par mail et la copie du contrat de travail lui avait déjà été transmis en amont.

Nous avons donc pris les clefs et nous sommes allés visités. Ici pas d’état des lieux, pas de caution. Et franchement, nous sommes le 22 aout et le loyer n’a toujours été débité.

L’appartement semble fraichement repeint, le ménage fait. En revanche, il manque la cuisinière et le frigo. Nous sommes retournés le signaler mais elle n’avait plus de personnel sous la main pour les installer le jour même. Elle me garantit de voir çà dès le lendemain et de me tenir informée.

Nous sommes retournés à l’hôtel, Miss R nous serinant depuis l’aube pour aller à la piscine.

Le lendemain, nous sommes allés établir notre NAS (numéro d’assuré social) indispensable à toutes démarches. Dix minutes d’attente,10 minutes au bureau, 3 questions et hop voilà nos NAS attribués.

Nous nous sommes ensuite rendus à la RAMQ pour établir notre carte soleil (l’équivalent de la carte vitale). Ça s’est avéré plus complexe, le fait que Xav soit frontalier compliquant grandement les choses. A leur décharge, ce n’est pas facile à comprendre que tu franchises une frontière deux fois par jour pour aller bosser et rentrer chez toi, c’est encore moins facile de comprendre que ton statut d’assuré social soit à moitié en France et à moitié au Luxembourg. Mon statut et celui des enfants bien que dépendant de la sécurité sociale française (et dûment certifiés par le document SE 401 Q 207) dépendant de la création du compte de Monsieur (mon coté féministe en prend un coup) nous avons donc opté pour une carence de trois mois. L’employeur de Xav couvrant cette carence.

Pour transférer notre permis de conduire, ça va être plus long, les premiers rendez-vous disponibles sont en novembre. En même temps je ne suis pas pressée de faire un chèque à chaque anniversaire pour le renouveler.

Voilà les différentes démarches étant accomplies, il nous reste à attendre les déménageurs qui assurent la livraison des meubles et cartons pour le samedi matin entre 7h30 et 10h.

mercredi 31 juillet 2019

Nos derniers jours

Le 3 juillet est passé, les cartons s'en sont allés. 20 m3 pour redémarrer une nouvelle vie.





Ensuite j’ai mis en vente, jour après jour, tout ce qu’il restait, le petit électroménager, les tupperwares, les meubles…J’ai même organisé un vide maison, sans grand succès malheureusement.

Pour ma chance, j’ai des collègues ultra-enchantés de faire des bonnes affaires qui m’ont aidé à liquider le stock.

Cela nous a permis de réunir un petit pécule qui nous permettra d’acheter nos premiers meubles.

Nous avons acheté de nouvelles cages de transport pour nos deux chats qui voyageront en soute. Celles que l'on avait n'étaient pas homologués IATA. J'ai fait le chois de la soute car nous aurons suffisamment de stress sans devoir y ajouter 10 heures de miaulement acharnés.

Petite parenthèse, ces deux idiots de chat se sont battus et l'un des deux a écopé d'une méchante balafre sur la truffe. Résultat un petit tour chez le véto à 80 euros.

J'ai fait un pot de départ au travail, un restaurant ou deux avec les amis du travail. Et, trop vite, sont arrivés les derniers au revoir à des collègues que je côtoyais pour certains depuis une bonne quinzaine d'année. 

Il y a eu des larmes, des promesses de retrouvailles, des promesses de visites, des promesses de bonnes bouffes pour les courtes vacances que nous passeront en France.







mardi 7 mai 2019

Et mon job dans tout çà


Actuellement je travaille dans un grand groupe qui propose entre autres du gaz et de l’électricité. J’y suis depuis 21 ans. Je m’y sens bien, je connais mon job sur le bout des doigts, ça roule tranquillement.

Mais la lassitude est là quand même, j’ai envie de voir autre chose depuis quelques temps. Mais on me propose un poste intéressant et que j’attends depuis longtemps alors je repousse les idées de changement.

C’est dans ce contexte que la proposition d’emploi pour le Canada tombe.

Que faire, que dire et quand le dire ?

Le recruteur nous a contacté en juillet, nous avons dit oui en août, je l’ai annoncé en septembre.

Je voulais savoir comment ça pouvait se passer (démission, congé sans solde…)

Avec le recul, c’était trop tôt, beaucoup trop tôt.

Toutes les propositions qu’on aurait pu me faire ont naturellement été mises en suspens le temps de savoir si nous partions ou pas (j’ai loupé la possibilité d’aller former des collègues qui débutaient dans d’autres pays par exemple), les augmentations éventuelles aussi (tu vas partir, pourquoi investir).

En plus, quand tu annonces en août 2018 que tu vas partir au Canada pour la Toussaint (on t’a dit qu’il faut 6 semaines maximum pour l’obtention des visas), qu’ensuite tu repousses à Noël, puis à février 2019, puis… Tu passes franchement pour une cruche.

Si c’était à refaire je l’annoncerai à l’obtention des visas, voire à la confirmation de la date d’arrivée prévue par le nouvel employeur.

J'ai, par contre, rencontré un soutien sans faille, que ça soit de mes collègues, de mes responsables, des syndicats. Tous ont accepté notre décision et se sont démenés pour trouver des solutions et des réponses à mes questions.


jeudi 6 septembre 2018

Il a dit oui et toutes mes résolutions de la rentrée…


Enfin, mon homme a dit : « Oui » à son futur employeur, il a même précisé qu’on y serait au 31 décembre de cette année (hors de questions de payer les impôts locaux de 2019 en France).

Un mélange d’excitation, de peur, d’envie… enfin bref c’est parti pour un super compte à rebours. J’espère juste que les préparatifs se feront à quatre.

Pour ce qui est de vendre les affaires issues du désencombrement, la braderie est dans moins de 10 jours, le garage est déjà plein à craquer. Je pense ne pas mettre de prix ça m’évitera des déconvenues, je vais laisser les clients donner ce qu’ils veulent, de toute façon l’idée c’est de s’en débarrasser.

Ce que je trierai ensuite passera sur le bon coin et le market place avant de finir aux Restos du cœur s’ils en veulent.

On va perdre de l’argent mais c’était de l’argent qui dormait vu que l’on ne se servait pas de toutes ses choses.



Coté résolutions de la rentrée, j’ai décider de reprendre les rênes de la maison.

Pour le budget, je me tiens pour l’instant au No Spend décidé fin août, même si le fait d’aller en courses à chaque truc qui me manque est très tentant.

Grâce à un planning trouvé sur Pinterest, j’ai fait le planning quotidien de la maison, il est en place depuis deux jours. Pour la routine du matin c’est bien parti, celle du soir reste à améliorer, le tout est de tenir 21 jours.




Je vais commencer à trier LES PLACARDS MAUDITS DU SALON (musique qui fait peur), ceux ou chaque jour tu ranges, en vrac, les photos, les trucs qui trainent… Je sens que ça va être long, peut-être y trouverais-je mes diplômes et mes relevés de notes (je vais en avoir besoin pour immigrer).

mercredi 29 août 2018

On emmène quoi ?



Des nuits entières à y penser, on emmène quoi ?



1 ére étape : on fait le bilan (Le temps passe et passe et passe Et beaucoup de choses ont changées Qui aurait pu s'imaginer que le temps se serait si vite écoulé, On fait le Bilan, calmement en s'remémorant chaque instant … Neg Marrons, ne me remerciez pas pour la chanson qui va vous restez dans la tête.) 

2O ans de vie commune, un garçon de 13 ans et ses affaires, une fille de 8 ans et les siennes. Une gestion du budget, des courses et des achats, inexistante.

Constat : une maison de 120 m2,sur deux niveaux pleine à craquer.

A ce jour, nous sommes sûr d’une chose : on part.

On ne sait pas à quelle date, mais quand même, si on attend de réserver le billet d’avion pour se reprendre en main, ça sera trop court. 

Donc, après deux semaines de vacances dans le Sud, il me reste une semaine de vacances à la maison et je décide de reprendre notre vie en main.

Alors c’est parti :

Les vêtements : les enfants grandissent, on enlève tout ce qui est trop petit, qu’on aime plus. Pareil pour moi.

Le budget : je me renseigne, jusqu’à présent et depuis seulement un an, je note mes dépenses sur un joli fichier Excel.

J’ai déjà entendu parler de budget, mais c’est une notion très vague pour moi (et c’est moi qui gère l’argent du couple) , nous avons donc un crédit pour rembourser les découverts fait au printemps et déjà un nouveau découvert pointe son nez.

Je trouve toutes les infos dont j’ai besoin chez Marina l’Accro du Budget. Son blog est clair, je consulte son e-book « 7 étapes pour un budget Zen » et je prend conscience de mes erreurs. J’enregistre tout ça dans un coin de ma tête. Le mois prochain sera un mois No-Spend.

Les stocks : je fais mes menus depuis 1 an et je fais mes courses en conséquence mais je me laisse encore attirer par les lots de conserve, et comme je ne sais pas ce que j’ai en stock je rachète…

J’ai deux placards pleins de conserves, bocaux fait maison, bocaux en verre issu de mon côté zéro déchet. Je trie toute cette nourriture (je jette un premier sac de boites périmées) et je range celles qui reste.

La nuit passe et une idée me vient : lister toutes ces boites et m’en servir pour créer mes menus. Je dépenserai moins et je viderai mes stocks. Dès le lendemain je prends ma tablette, je sors toutes les boites de mes placards, je les note et je les range. Y a juste 130 conserves différentes, oups !

Le tableau est fait, je l’imprime et le colle sur le frigo, je barrerai au fur et à mesure de l’utilisation.

Faut faire pareil avec le congélateur (qui est très plein aussi).

Les jouets :

On trie :  ce qui est cassé => Poubelle.

Ce qui n’est plus adapté => Braderie. Il y en a une d’organisée par ma commune dans 3 semaines ?ça tombe bien.

Ca n’est pas une petite tâche, pour mon fils on a trié au fur et à mesure des années, mais le plus gros des affaires ont migrées dans la chambre de sa sœur…

Une bonne journée de travail m'attend.